En 1996, Valérie Barkowski s’installe à Marrakech. Dans les ruelles de la médina, elle remarque des hommes qui travaillent dehors, le long des murs. Ils sont partout. Elle ne comprend pas encore ce qu’ils font. Elle s’approche. Ce sont des tourneurs de fils tournés marocains – un métier ancestral, discret, enraciné dans le quartier depuis des générations. Le long des murs, des paquets de fils multicolores s’accumulent : les chutes, coupées après la torsade. C’est de cette observation que naît, en 1997, la collection NIL, un linge de lit et de table en passementerie traditionnelle marocaine, produit sans interruption depuis.
Le fil tourné : un métier de rue devenu matière première
Le fil tourné est une technique de passementerie marocaine utilisée depuis des siècles sur les vêtements traditionnels. Djellabas, kaftans, gandouras : leurs bordures, leurs fermetures, leurs ornements sont faits de fils tournés à la main, travaillés selon des modèles transmis de père en fils. Au Maroc, on ne portait pas de prêt-à-porter, on faisait faire ses vêtements. On choisissait le tissu, la couleur du fil, la forme et la taille des boutons. La passementerie était une décision personnelle, renouvelée à chaque commande.
Le travail se fait à l’extérieur, dans la rue. Les hommes choisissent leurs emplacements, toujours les mêmes, le long des murs de la médina. Ils ont leurs bobines, leurs doigts, leur rythme. On peut choisir l’épaisseur, le modèle, la longueur. Les fils tournés sont ensuite coupés, et les chutes, de toutes les couleurs, restent accrochées aux murs, comme une signature.
Il y a trente ans, ces hommes étaient partout dans la médina de Marrakech. Pour qui ne connaissait pas cette pratique, c’était intrigant, ces silhouettes postées aux mêmes coins de rue, ces murs colorés de fils. Aujourd’hui, le métier existe toujours mais se voit moins. Deux raisons à cela : le prêt-à-porter a progressivement remplacé le vêtement sur mesure, même pour les djellabas et les kaftans. Et les ateliers ont absorbé une partie du travail qui se faisait autrefois dans la rue. Chez V.Barkowski, ce travail est réalisé dans l’atelier, avec les mêmes gestes.
Les boutons marocains : l’autre élément de la collection NIL
La finition NIL associe deux éléments distincts de la passementerie traditionnelle marocaine : le fil tourné et les boutons en passementerie, appelés aakads, ces petits boutons faits à la main qui ferment les djellabas et les gandouras.
Valérie Barkowski découvre ces boutons dans les merceries de la médina dès son arrivée. Aller choisir les couleurs des fils dans ces boutiques faisait partie du plaisir. Une palette large, des tons inattendus, la possibilité de tout combiner. L’idée de transposer ces éléments textiles sur le linge de maison s’impose rapidement.
« Combiner les fils tournés et les boutons, c’est ma façon de twister un savoir-faire ancestral – l’interpréter pour un autre usage sans le trahir. » Valérie Barkowski
La collection NIL : fil tourné et passementerie sur le linge de maison
Le linge de lit NIL est en coton peigné mercerisé blanc. Ses quatre côtés sont bordés d’un fil tourné, ponctué de petites boules en passementerie artisanale. Fil et aiguille, une forme d’architecture miniature, répétée sur toute la bordure du linge. Chaque boule est cousue à la main. Chaque fil est tourné dans l’atelier V.Barkowski à Marrakech.
La collection couvre le linge de lit : housses de couette, draps, taies d’oreiller – et le linge de table: sets et serviettes. La finition se choisit dans une large palette de coloris, avec la possibilité de commander des teintes supplémentaires sur demande. Les formats sont personnalisables. Chaque pièce est fabriquée à la demande. Le délai est de deux à quatre semaines.
La collection NIL pour les projets hôteliers
La collection NIL existe aussi dans une version pensée pour les projets hôteliers. Riads, hôtels boutique, maisons d’hôtes : l’atelier V.Barkowski étudie chaque demande : finition adaptée, petites séries, délais réalistes. Contact : sales@valeriebarkowski.com
La collection NIL existe depuis 1997. Elle n’a pas changé. Le fil tourné court toujours sur les quatre côtés du linge, les boutons le ponctuent toujours au même rythme. Le savoir-faire artisanal marocain est inchangé – traditionnel au Maroc depuis des siècles. Ce que Valérie Barkowski en a fait est d’une autre nature : minimal, simple, dépouillé de tout ornement superflu. Le geste, lui, demeure intact.
Oui. Le linge NIL se lave en machine à 40° en programme délicat. Le fil tourné et les boules de passementerie sont réalisés avec un fil résistant à la décoloration. Le séchage à l’air libre est préférable pour préserver les finitions.
Peut-on commander la collection NIL sur mesure ?
Oui. Dimensions, coloris de la finition, format de literie : tout est définissable. La finition est disponible dans une large palette de coloris standards, avec la possibilité de commander des teintes supplémentaires sur demande. Les commandes sur mesure se font via sales@valeriebarkowski.com.
La collection NIL convient-elle aux projets hôteliers ? Oui. L’atelier V.Barkowski travaille en petites séries pour les riads, hôtels boutique et maisons d’hôtes. Finition adaptée selon les contraintes d’entretien, délais réalistes, devis sur demande.
AYA est une finition en boules de passementerie artisanale uniquement, cousues une à une sur le bord du linge. NIL associe un fil tourné courant sur toute la bordure et des petites boules qui le ponctuent. Les deux appartiennent à la famille des passementeries marocaines V.Barkowski, inspirées des vêtements traditionnels.
Le fil tourné est-il encore un savoir-faire vivant au Maroc ?
Oui. Le métier de tourneur de fils existe toujours à Marrakech, bien qu’il soit moins visible dans la rue qu’il y a trente ans. Le recul s’explique par le développement du prêt-à-porter et par le déplacement du travail vers les ateliers. Chez V.Barkowski, ce travail est réalisé dans l’atelier, avec les mêmes gestes et les mêmes techniques.
Une maison contemporaine aux portes de Marrakech Riad Soumaya se trouve sur la route de l’Ourika, à quelques minutes de Marrakech. La maison est contemporaine mais pensée comme un riad, écho du premier riad que les propriétaires, un couple belge, avaient habité dans la kasbah. Leur expérience dans la médina a inspiré l’architecture de cette …
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Les collections de linge de maison V.Barkowski s’appuient sur des techniques textiles maîtrisées : broderies réalisées point par point, passementerie façonnée dans l’atelier, pompons montés à la main, finitions précises qui demandent une vraie maîtrise. Ces pièces ne relèvent ni d’un rythme industriel ni d’un geste standardisé. Elles sont pensées pour durer, pour être utilisées …
Fils tournés marocains : un savoir-faire ancestral appliqué au linge de maison
En 1996, Valérie Barkowski s’installe à Marrakech. Dans les ruelles de la médina, elle remarque des hommes qui travaillent dehors, le long des murs. Ils sont partout. Elle ne comprend pas encore ce qu’ils font. Elle s’approche. Ce sont des tourneurs de fils tournés marocains – un métier ancestral, discret, enraciné dans le quartier depuis des générations. Le long des murs, des paquets de fils multicolores s’accumulent : les chutes, coupées après la torsade. C’est de cette observation que naît, en 1997, la collection NIL, un linge de lit et de table en passementerie traditionnelle marocaine, produit sans interruption depuis.
Le fil tourné : un métier de rue devenu matière première
Le fil tourné est une technique de passementerie marocaine utilisée depuis des siècles sur les vêtements traditionnels. Djellabas, kaftans, gandouras : leurs bordures, leurs fermetures, leurs ornements sont faits de fils tournés à la main, travaillés selon des modèles transmis de père en fils. Au Maroc, on ne portait pas de prêt-à-porter, on faisait faire ses vêtements. On choisissait le tissu, la couleur du fil, la forme et la taille des boutons. La passementerie était une décision personnelle, renouvelée à chaque commande.
Le travail se fait à l’extérieur, dans la rue. Les hommes choisissent leurs emplacements, toujours les mêmes, le long des murs de la médina. Ils ont leurs bobines, leurs doigts, leur rythme. On peut choisir l’épaisseur, le modèle, la longueur. Les fils tournés sont ensuite coupés, et les chutes, de toutes les couleurs, restent accrochées aux murs, comme une signature.
Il y a trente ans, ces hommes étaient partout dans la médina de Marrakech. Pour qui ne connaissait pas cette pratique, c’était intrigant, ces silhouettes postées aux mêmes coins de rue, ces murs colorés de fils. Aujourd’hui, le métier existe toujours mais se voit moins. Deux raisons à cela : le prêt-à-porter a progressivement remplacé le vêtement sur mesure, même pour les djellabas et les kaftans. Et les ateliers ont absorbé une partie du travail qui se faisait autrefois dans la rue. Chez V.Barkowski, ce travail est réalisé dans l’atelier, avec les mêmes gestes.
Les boutons marocains : l’autre élément de la collection NIL
La finition NIL associe deux éléments distincts de la passementerie traditionnelle marocaine : le fil tourné et les boutons en passementerie, appelés aakads, ces petits boutons faits à la main qui ferment les djellabas et les gandouras.
Valérie Barkowski découvre ces boutons dans les merceries de la médina dès son arrivée. Aller choisir les couleurs des fils dans ces boutiques faisait partie du plaisir. Une palette large, des tons inattendus, la possibilité de tout combiner. L’idée de transposer ces éléments textiles sur le linge de maison s’impose rapidement.
« Combiner les fils tournés et les boutons, c’est ma façon de twister un savoir-faire ancestral – l’interpréter pour un autre usage sans le trahir. » Valérie Barkowski
La collection NIL : fil tourné et passementerie sur le linge de maison
Le linge de lit NIL est en coton peigné mercerisé blanc. Ses quatre côtés sont bordés d’un fil tourné, ponctué de petites boules en passementerie artisanale. Fil et aiguille, une forme d’architecture miniature, répétée sur toute la bordure du linge. Chaque boule est cousue à la main. Chaque fil est tourné dans l’atelier V.Barkowski à Marrakech.
La collection couvre le linge de lit : housses de couette, draps, taies d’oreiller – et le linge de table: sets et serviettes. La finition se choisit dans une large palette de coloris, avec la possibilité de commander des teintes supplémentaires sur demande. Les formats sont personnalisables. Chaque pièce est fabriquée à la demande. Le délai est de deux à quatre semaines.
La collection NIL pour les projets hôteliers
La collection NIL existe aussi dans une version pensée pour les projets hôteliers. Riads, hôtels boutique, maisons d’hôtes : l’atelier V.Barkowski étudie chaque demande : finition adaptée, petites séries, délais réalistes. Contact : sales@valeriebarkowski.com
La collection NIL existe depuis 1997. Elle n’a pas changé. Le fil tourné court toujours sur les quatre côtés du linge, les boutons le ponctuent toujours au même rythme. Le savoir-faire artisanal marocain est inchangé – traditionnel au Maroc depuis des siècles. Ce que Valérie Barkowski en a fait est d’une autre nature : minimal, simple, dépouillé de tout ornement superflu. Le geste, lui, demeure intact.
→ Découvrir la passementerie V.Barkowski – l’histoire et le savoir-faire
→ La collection AYA – l’autre passementerie V.Barkowski
FAQ — Collection NIL
Le linge NIL peut-il passer en machine ?
Oui. Le linge NIL se lave en machine à 40° en programme délicat. Le fil tourné et les boules de passementerie sont réalisés avec un fil résistant à la décoloration. Le séchage à l’air libre est préférable pour préserver les finitions.
Peut-on commander la collection NIL sur mesure ?
Oui. Dimensions, coloris de la finition, format de literie : tout est définissable. La finition est disponible dans une large palette de coloris standards, avec la possibilité de commander des teintes supplémentaires sur demande. Les commandes sur mesure se font via sales@valeriebarkowski.com.
La collection NIL convient-elle aux projets hôteliers ? Oui. L’atelier V.Barkowski travaille en petites séries pour les riads, hôtels boutique et maisons d’hôtes. Finition adaptée selon les contraintes d’entretien, délais réalistes, devis sur demande.
→ Lire notre article sur le linge hôtelier sur-mesure
Quelle est la différence entre NIL et AYA ?
AYA est une finition en boules de passementerie artisanale uniquement, cousues une à une sur le bord du linge. NIL associe un fil tourné courant sur toute la bordure et des petites boules qui le ponctuent. Les deux appartiennent à la famille des passementeries marocaines V.Barkowski, inspirées des vêtements traditionnels.
Le fil tourné est-il encore un savoir-faire vivant au Maroc ?
Oui. Le métier de tourneur de fils existe toujours à Marrakech, bien qu’il soit moins visible dans la rue qu’il y a trente ans. Le recul s’explique par le développement du prêt-à-porter et par le déplacement du travail vers les ateliers. Chez V.Barkowski, ce travail est réalisé dans l’atelier, avec les mêmes gestes et les mêmes techniques.
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Les collections de linge de maison V.Barkowski s’appuient sur des techniques textiles maîtrisées : broderies réalisées point par point, passementerie façonnée dans l’atelier, pompons montés à la main, finitions précises qui demandent une vraie maîtrise. Ces pièces ne relèvent ni d’un rythme industriel ni d’un geste standardisé. Elles sont pensées pour durer, pour être utilisées …