Le 7 octobre 2026, Condé Nast Traveler a consacré un épisode de sa série vidéo « Made In » à trois savoir-faire anciens du Maroc : le tissage de tapis, le travail du métal et les pompons marocains. Le dernier chapitre, à partir de 8 minutes 39, est tourné avec Valérie Barkowski, dans son atelier de Marrakech et dans sa boutique de la médina.
« Made In » présente trois métiers de l’artisanat marocain
L’épisode s’intitule « How Morocco’s Ancient Crafts Are Still Made Today ». Condé Nast Traveler y suit trois personnes : Oualid Namous, des Nomades de Marrakech, pour le tissage de tapis ; l’artiste et designer Yahya pour le travail du métal ; et Valérie Barkowski pour ses pompons.
Ce choix met le pompon au même rang que le tapis et le métal, deux piliers reconnus de l’artisanat marocain.
Trente ans de pompons marocains
«D’une certaine manière, le pompon m’accompagne depuis trente ans. » explique Valérie dans cette séquence.
Tout part du nord du Maroc et du mendil, l’étoffe rayée que les femmes portent sur les hanches pour aller aux champs. « Les femmes tiraient des fils et faisaient de petits pompons au bord de leurs mendils, et j’ai trouvé cela si beau. » L’histoire de cette rencontre et du premier modèle qui en est né est racontée dans notre article sur la serviette de bain à pompons faits main : l’original.
Du linge de maison aux objets
« Au Maroc, les pompons ont pris une grande place dans mon activité », dit-elle dans la vidéo. Les pompons marocains de Valérie Barkowski se retrouvent sur le linge de bain, sur le linge de lit et sur le linge de table. Ils ornent aussi des lampes en terre cuite, des babouches et des colliers. Pendant un temps, ils étaient même attachés aux étiquettes de la marque.
Ce qui fait un pompon marocain de qualité
Dans l’épisode, Valérie Barkowski décrit son métier et ses exigences de précisions : « Avec les pompons, c’est l’épaisseur du pompon, c’est sa longueur, c’est la façon dont le fil est torsadé. » Un pompon marocain trop lâche ou mal torsadé s’effiloche au lavage. La qualité se joue dans ces détails, et tout l’atelier le sait : « Cela doit durer le plus longtemps possible. »
Cette exigence demande du temps. La première collection a demandé trois ans de mise au point, plus de mille jours, rappelle-t-elle. « Si vous n’avez pas de patience, je pense que vous ne pouvez pas réussir, ni faire un produit de qualité. »
La fin de la séquence suit Valérie Barkowski dans son atelier de Marrakech, où chaque étape est assumée par une personne.
Coupe, piqûre, contrôle
Abdelilah prépare la coupe : plusieurs épaisseurs de tissu superposées, le tracé, puis la découpe au grand couteau. Au poste de piqûre, Hadija et Fatima travaillent sur machine. Dans la vidéo, Hadija confectionne des draps-housses pour un projet hôtelier, le type de commande décrit dans l’article sur le linge hôtelier sur mesure. Myriem assure le repassage et le contrôle de chaque pièce et l’emballage.
Broderie et pompons
Ismael, Mustafa et Malika, les brodeurs, travaillent avec Valérie Barkowski depuis longtemps, chacun sur des techniques différentes. On les voit broder à la main des cordons qui recevront ensuite des pompons, broder de petits coussins et façonner les pompons marocains un à un.
Le travail à domicile
Le chapitre aborde aussi la dimension sociale du métier. Beaucoup de femmes ne peuvent pas travailler hors de chez elles. L’atelier a donc mis en place un système qui leur permet d’emporter le travail à la maison et de le rapporter quand elles le peuvent. À une période, Valérie Barkowski a compté jusqu’à 500 brodeuses. « Elles ont soudain compris qu’avec leurs mains, elles pouvaient faire quelque chose et surtout en vivre. »
Les pompons marocains, une tradition qui évolue
Le pompon existe dans de nombreuses cultures. « L’Inde a ses propres pompons. La Grèce en a peut-être d’autres. Le Maroc a les siens. » Ce qui intéresse Valérie Barkowski, c’est cette identité propre à chaque pays, et la liberté de la revisiter, de la détourner, d’en faire autre chose.
D’où une position nette : « Je ne parle pas de sauver une tradition, parce que les traditions évoluent. » L’épisode se termine sur la génération suivante : « Une jeune femme au Maroc n’aura pas les mêmes goûts que sa grand-mère ou sa mère, mais si elle peut acheter quelque chose qui vient de sa culture, je trouve cela fantastique. »
Les pompons marocains filmés par Condé Nast Traveler racontent ce parcours : un geste observé dans le nord du Maroc, devenu en trente ans la signature d’un atelier de Marrakech, et l’un des visages contemporains de l’artisanat marocain.
Qu’est-ce que l’épisode « Made In » de Condé Nast Traveler sur le Maroc ?
C’est une vidéo publiée le 7 octobre 2026 sur la chaîne YouTube de Condé Nast Traveler, sous le titre « How Morocco’s Ancient Crafts Are Still Made Today ». Elle présente trois savoir-faire : le tissage de tapis, le travail du métal et les pompons marocains de Valérie Barkowski (à partir de 8 minutes 39.)
Où sont fabriqués les pompons marocains de Valérie Barkowski ?
Dans son atelier de Marrakech, par des brodeurs et des brodeuses dont certaines travaillent à domicile, selon un système mis en place par l’atelier.
Sur quels objets trouve-t-on ces pompons ?
Sur le linge de bain, de lit et de table, sur des lampes en céramique, des babouches et des colliers réalisés en pièces uniques. Les pièces disponibles sont réunies sur cette page de l’e-shop.
Pompons marocains : l’atelier filmé par Condé Nast Traveler
Le 7 octobre 2026, Condé Nast Traveler a consacré un épisode de sa série vidéo « Made In » à trois savoir-faire anciens du Maroc : le tissage de tapis, le travail du métal et les pompons marocains. Le dernier chapitre, à partir de 8 minutes 39, est tourné avec Valérie Barkowski, dans son atelier de Marrakech et dans sa boutique de la médina.
« Made In » présente trois métiers de l’artisanat marocain
L’épisode s’intitule « How Morocco’s Ancient Crafts Are Still Made Today ». Condé Nast Traveler y suit trois personnes : Oualid Namous, des Nomades de Marrakech, pour le tissage de tapis ; l’artiste et designer Yahya pour le travail du métal ; et Valérie Barkowski pour ses pompons.
Ce choix met le pompon au même rang que le tapis et le métal, deux piliers reconnus de l’artisanat marocain.
Trente ans de pompons marocains
« D’une certaine manière, le pompon m’accompagne depuis trente ans. » explique Valérie dans cette séquence.
Tout part du nord du Maroc et du mendil, l’étoffe rayée que les femmes portent sur les hanches pour aller aux champs. « Les femmes tiraient des fils et faisaient de petits pompons au bord de leurs mendils, et j’ai trouvé cela si beau. » L’histoire de cette rencontre et du premier modèle qui en est né est racontée dans notre article sur la serviette de bain à pompons faits main : l’original.
Du linge de maison aux objets
« Au Maroc, les pompons ont pris une grande place dans mon activité », dit-elle dans la vidéo. Les pompons marocains de Valérie Barkowski se retrouvent sur le linge de bain, sur le linge de lit et sur le linge de table. Ils ornent aussi des lampes en terre cuite, des babouches et des colliers. Pendant un temps, ils étaient même attachés aux étiquettes de la marque.
Ce qui fait un pompon marocain de qualité
Dans l’épisode, Valérie Barkowski décrit son métier et ses exigences de précisions : « Avec les pompons, c’est l’épaisseur du pompon, c’est sa longueur, c’est la façon dont le fil est torsadé. » Un pompon marocain trop lâche ou mal torsadé s’effiloche au lavage. La qualité se joue dans ces détails, et tout l’atelier le sait : « Cela doit durer le plus longtemps possible. »
Cette exigence demande du temps. La première collection a demandé trois ans de mise au point, plus de mille jours, rappelle-t-elle. « Si vous n’avez pas de patience, je pense que vous ne pouvez pas réussir, ni faire un produit de qualité. »
L’atelier de Marrakech, poste par poste
La fin de la séquence suit Valérie Barkowski dans son atelier de Marrakech, où chaque étape est assumée par une personne.
Coupe, piqûre, contrôle
Abdelilah prépare la coupe : plusieurs épaisseurs de tissu superposées, le tracé, puis la découpe au grand couteau. Au poste de piqûre, Hadija et Fatima travaillent sur machine. Dans la vidéo, Hadija confectionne des draps-housses pour un projet hôtelier, le type de commande décrit dans l’article sur le linge hôtelier sur mesure. Myriem assure le repassage et le contrôle de chaque pièce et l’emballage.
Broderie et pompons
Ismael, Mustafa et Malika, les brodeurs, travaillent avec Valérie Barkowski depuis longtemps, chacun sur des techniques différentes. On les voit broder à la main des cordons qui recevront ensuite des pompons, broder de petits coussins et façonner les pompons marocains un à un.
Le travail à domicile
Le chapitre aborde aussi la dimension sociale du métier. Beaucoup de femmes ne peuvent pas travailler hors de chez elles. L’atelier a donc mis en place un système qui leur permet d’emporter le travail à la maison et de le rapporter quand elles le peuvent. À une période, Valérie Barkowski a compté jusqu’à 500 brodeuses. « Elles ont soudain compris qu’avec leurs mains, elles pouvaient faire quelque chose et surtout en vivre. »
Les pompons marocains, une tradition qui évolue
Le pompon existe dans de nombreuses cultures. « L’Inde a ses propres pompons. La Grèce en a peut-être d’autres. Le Maroc a les siens. » Ce qui intéresse Valérie Barkowski, c’est cette identité propre à chaque pays, et la liberté de la revisiter, de la détourner, d’en faire autre chose.
D’où une position nette : « Je ne parle pas de sauver une tradition, parce que les traditions évoluent. » L’épisode se termine sur la génération suivante : « Une jeune femme au Maroc n’aura pas les mêmes goûts que sa grand-mère ou sa mère, mais si elle peut acheter quelque chose qui vient de sa culture, je trouve cela fantastique. »
Les pompons marocains filmés par Condé Nast Traveler racontent ce parcours : un geste observé dans le nord du Maroc, devenu en trente ans la signature d’un atelier de Marrakech, et l’un des visages contemporains de l’artisanat marocain.
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→ Découvrir la boutique V.Barkowski dans la médina de Marrakech
→ Lire l’origine de la serviette de bain à pompons
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’épisode « Made In » de Condé Nast Traveler sur le Maroc ?
C’est une vidéo publiée le 7 octobre 2026 sur la chaîne YouTube de Condé Nast Traveler, sous le titre « How Morocco’s Ancient Crafts Are Still Made Today ». Elle présente trois savoir-faire : le tissage de tapis, le travail du métal et les pompons marocains de Valérie Barkowski (à partir de 8 minutes 39.)
Où sont fabriqués les pompons marocains de Valérie Barkowski ?
Dans son atelier de Marrakech, par des brodeurs et des brodeuses dont certaines travaillent à domicile, selon un système mis en place par l’atelier.
Sur quels objets trouve-t-on ces pompons ?
Sur le linge de bain, de lit et de table, sur des lampes en céramique, des babouches et des colliers réalisés en pièces uniques. Les pièces disponibles sont réunies sur cette page de l’e-shop.